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Des ajustements mineurs ne suffiront pas pour réformer le RPC et le RRQ

15 juillet 2013 Imprimer

Montréal – Alors que les ministres des Finances canadiens se préparent à examiner diverses options en vue d’une « modeste » bonification du Régime de pensions du Canada (RPC) et du Régime de rentes du Québec (RRQ), une nouvelle étude de l’Institut de recherche en politiques publiques (IRPP) démontre que, si les décideurs ne sont pas prêts à sortir des sentiers battus, ces réformes aideront peu la prochaine vague de retraités.

Dans son étude, Not-So-Modest Options for Expanding the CPP/QPP, l’ancien statisticien en chef adjoint du Canada, Michael Wolfson, examine l’impact de diverses options sur la bonification du RPC et du RRQ. Il conclut que les propositions actuelles, reposant toutes sur la pleine capitalisation des futures prestations améliorées et, par conséquent, une mise en œuvre qui s’étalera sur près d’un demi”‘siècle, ne combleront pas les écarts de revenu à la retraite.

« On prévoit qu’environ la moitié des personnes à revenu moyen âgées de plus de 40 ans aujourd’hui subiront une baisse importante de leur niveau de vie à la retraite, affirme Wolfson. Une solution apportée dans un demi”‘siècle ne les aidera guère. »

Utilisant le modèle de microsimulation LifePaths de Statistique Canada, Wolfson élabore et évalue plusieurs options pour améliorer l’efficacité des réformes du RPC et du RRQ. Ce dont on a besoin, soutient-il, c’est d’une « grande entente ».

L’auteur démontre que, si l’âge de l’admissibilité aux prestations améliorées était relevé et se situerait entre 68 et 70 ans, il serait possible

  • d’offrir les nouvelles prestations deux fois plus rapidement grâce à une mise en œuvre s’étalant sur 20 ans ;
  • de garantir la pérennité des régimes et la stabilité des taux de cotisation à long terme ;
  • d’adapter les prestations pour compenser l’espérance de vie inférieure à la moyenne des personnes à faible revenu.

« Ces réformes contribueraient considérablement à sécuriser les revenus de retraite de nombreux Canadiens », explique Wolfson. Sa proposition doublerait le maximum des gains annuels admissibles, qui passerait ainsi de 51 100 dollars à 102 200 dollars, et augmenterait le taux de remplacement du revenu de 25 à 40 p.100 pour les gains supérieurs à 25 550 dollars. On réduirait ainsi d’un quart la proportion des personnes au revenu moyen subissant une baisse importante de leur niveau de vie à la retraite.

De façon plus générale, les réformes proposées par l’auteur inciteraient les travailleurs à demeurer plus longtemps sur le marché du travail, amélioreraient l’équité entre les groupes de revenu et contribueraient à hausser le niveau de consommation. « Les options de la présente analyse apportent les preuves indispensables pour alimenter le débat public en vue d’une réforme efficace des régimes de retraite », déclare Wolfson.

Not-So-Modest Options for Expanding the CPP/QPP, de Michael Wolfson, est téléchargeable gratuitement à partir du site Web de l’Institut (irpp.org).

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Pour de plus amples détails ou solliciter une entrevue, prière de contacter l’IRPP.

Pour recevoir par courriel le bulletin mensuel @propos de l’IRPP, veuillez vous abonner à son service de distribution au irpp.org.

Renseignements : Shirley Cardenas    Tél. : 514 594-6877    scardenas@nullirpp.org

Not-So-Modest Options for Expanding the CPP/QPP

Not-So-Modest Options for Expanding the CPP/QPP

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Tim Duboyce
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