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Avantages inexploités des CELI : les Canadiens à faible revenu laissent de l’argent sur la table

9 avril 2019 Imprimer

Montréal – Le compte d’épargne libre d’impôt (CELI) avait notamment pour but d’aider les Canadiens à faible revenu à optimiser leur épargne-retraite, mais beaucoup d’entre eux laissent encore de l’argent sur la table, révèle une publication de l’Institut de recherche en politiques publiques.

Au fur et à mesure que vieillira la population, de plus en plus d’aînés dont l’épargne-retraite est insuffisante devront recourir à des programmes gouvernementaux comme le Supplément de revenu garanti (SRG) pour maintenir un niveau de vie raisonnable. Mais à l’approche de leur retraite, bon nombre de petits épargnants n’utilisent toujours pas le CELI de manière à profiter pleinement des programmes fédéraux, soutient le statisticien d’Ottawa Richard Shillington.

Selon le principal avantage du CELI, les revenus de placement et les retraits qu’on y effectue n’ont aucune incidence sur l’admissibilité aux prestations et crédits fondés sur le revenu. À l’inverse, les économies investies dans un REER sont contreproductives pour les futurs retraités moins nantis, puisqu’une grande partie de leur épargne enregistrée sera récupérée directement par l’impôt et indirectement par une réduction des prestations du SRG.

« Comme on conseille rarement aux futurs bénéficiaires du SRG de délaisser leur REER, note Shillington, beaucoup continuent d’y cotiser inutilement. » Depuis 2008, seuls 36 % des travailleurs sans régime de pension d’employeur ont ainsi ouvert un CELI. Vu ses avantages potentiels pour les aînés à faible revenu, les Canadiens qui sont admissibles au SRG devraient pourtant privilégier le CELI au lieu de conserver leurs REER. Au moment de sa création, les décideurs croyaient d’ailleurs qu’il serait nettement plus populaire.

Les décideurs doivent donc s’efforcer d’accroître le taux d’adoption et d’utilisation du CELI chez les petits épargnants, conclut l’auteur. Et pour aider les Canadiens à épargner plus efficacement en vue d’optimiser leur revenu de retraite, on pourrait combiner des options d’épargne par défaut en milieu de travail, des incitations fiscales et même un « crédit à l’épargnant ».


On peut télécharger l’analyse Are Low-Income Savers Still in the Lurch? TFSAs at 10 Years, de Richard Shillington, sur le site de l’Institut (irpp.org/fr).

L’Institut de recherche en politiques publiques est un organisme canadien indépendant, bilingue et sans but lucratif, basé à Montréal. Pour vous tenir au courant de ses activités, veuillez vous abonner à son infolettre.

Renseignements :    Shirley Cardenas    tél. : 514 594-6877    scardenas@nullirpp.org

Are Low-Income Savers Still in the Lurch? TFSAs at 10 Years

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