Where’s the Beef?

Law, Institutions and the Canada-US Border

Robert Wolfe 12 janvier 2005

Robert Wolfe (Queen’s University) revient sur le « fiasco de la vache folle » pour conclure à l’inverse de ses homologues au bon fonctionnement des institutions chargées des relations canado-américaines. Il voit peu de raisons d’intégrer à l’ALENA le principe d’effet direct ou d’établir une nouvelle entente globale avec les États-Unis, affirmant douter de l’efficacité d’une approche descendante de ce genre, ancrée de surcroît dans une structure centralisée. Il juge indispensable pour les intérêts du Canada de maintenir une frontière ouverte, mais précise que nous ne réduirons en rien notre vulnérabilité en tentant de l’éliminer.

Les textes de l’ALENA permettent de faire du bon travail, poursuit-il, mais ils n’accomplissent rien d’eux-mêmes. De nombreux traités, ententes et organismes mixtes se partagent la gestion des relations canado-américaines, mobilisant une armée de fonctionnaires, de législateurs, de politiciens, d’hommes d’affaires et de lobbyistes. Les institutions actuelles seraient ainsi parfaitement en mesure d’appliquer une approche dynamique touchant la sécurité et la prospérité de l’Amérique du Nord, d’où l’inutilité d’en créer de nouvelles qui soient plus centralisées.