North American Citizenship

Possibilities and Limits

Jennifer M. Welsh, with commentary by Dorval Brunelle 19 janvier 2005

Jennifer Welsh (Oxford University) remet d’abord en question l’idée selon laquelle on peut étendre la portée de l’ALENA sans instituer une citoyenneté nord-américaine. Même une mesure limitée vers une intégration plus poussée risquerait de compromettre la légitimité du processus, estime-t-elle, étant donné ces deux tendances du XXIe siècle : la pression normative visant à jumeler « maintenance de marché » et participation politique, et la nécessité de mieux contrôler les déplacements des personnes pour raisons de sécurité.

À propos d’une éventuelle citoyenneté nord-américaine, l’auteure propose de tirer deux grandes leçons de l’Europe. Premièrement, cette nouvelle citoyenneté n’exigerait pas nécessairement un fort sentiment d’identité nord-américaine. Deuxièmement, les décideurs doivent renoncer à diviser le processus d’intégration en deux catégories économique et politique. Afin d’étendre ce processus au-delà des paramètres de l’ALENA, il faut donc « redoubler d’effort pour mieux définir les attentes et les intérêts communs à l’ensemble des populations nord-américaines », de manière à légitimer autrement que par ses répercussions économiques une interdépendance de plus en plus étroite.

Pour ce faire, l’auteure préconise trois mesures : (1) mieux intégrer les parlements nationaux au processus décisionnel de l’ALENA ; (2) accroître la transparence et multiplier les possibilités de participation du public ; (3) s’inspirer de l’Union européenne en renforçant la règle de droit sur le continent nord-américain au-delà des procédures arbitrales.